Bien choisir sa femme ou son mari.

Il y a quelque chose dans la vie de tout le monde qui est très important. Quel sera mon état de vie, ma vocation ? Serais-je marié, religieux ou célibataire?

L’état de virginité est sans doute le plus parfait, mais il dépend de la volonté de Dieu. Personne ne doit choisir sa vocation sans consulter la volonté de Dieu et ses propres compétences. La première chose à faire pour connaître sa vocation est la prière (« Seigneur, que voulez-vous que je fasse? ») et autant que possible le conseil de personnes sages, en particulier du confesseur et des parents quand ils sont spirituels. Voir aussi des livres comme l’Art d’arriver au vrai, Chapitre III, Le Choix d’une carrière et faire une retraite spirituelle de st Ignace, ou au moins voir comment faire une bonne élection, indiquée dans son livre : Exercices spirituels de St Ignace.

1) Votre vocation est le célibat.

Oui, la vocation au célibat existe, sans pour autant obliger à entrer dans un ordre religieux. « La femme sans mari et la vierge ont souci des affaires du Seigneur » (1Co 7,34). Dieu a choisi pour vous la meilleure part, réjouissez-vous. Le célibat implique une plus grande consécration à Dieu. Mais comme vous êtes encore dans le monde, vous allez devoir travailler ou trouver une occupation convenable parce qu’il n’est permis à personne de rester dans l’oisiveté.

« C’est donc une grande erreur de combattre par principe le travail des femmes. Que doit faire une femme qui ne peut se marier ou qu’un mari laisse dans la détresse : doit-elle se laisser mourir de faim ou se précipiter dans le vice ? » « Le penchant à l’oisiveté que l’on remarque chez les femmes dans l’aisance, est du reste aussi préjudiciable que le travail des femmes dans les fabriques. Il est vrai que les conditions de la vie sont bien changées et contribuent à laisser les femmes sans occupation ; tandis qu’autrefois la femme s’occupait de tout ce qui concernait l’économie domestique (couture, broderie, tissage, filature, etc.), aujourd’hui, par suite de l’emploi des machines, les objets du ménage sont d’un bon marché, tel qu’on s’imagine dissiper son argent en les faisant soi-même. Du reste, les nombreuses femmes auxquelles sont refusées les joies d’un foyer, souffrent du manque d’occupations. Mais si la femme a moins à faire chez elle, sa tendance à l’oisiveté est encore nourrie par la recherche croissante des jouissances à notre époque. La plupart des jeunes filles regardent le mariage comme un état où elles seront exemptes de travail et de soucis, et n’auront qu’à jouir. » Spirago.

« Les femmes mariées sont soumises à des lois auxquelles elles ne peuvent se soustraire. Quant à la virginité, elle se place au-dessus de toutes les lois. Libre des soins du mariage, elle élève son front au-dessus des intérêts et des préoccupations d’ici-ci bas, et participe à l’auréole des anges. Je me trompe, elle leur est supérieure, car elle a remporté sur la nature une victoire que les anges ne connaissent pas.

La virginité est l’avant-goût de la vie éternelle. Elle n’a pas de sexe : c’est une enfance qui dure toujours. Maîtresse des passions, elle n’a pas d’enfants, elle dédaigne d’en avoir ; mais si elle est privée de la joie de les posséder, elle n’éprouve pas la douleur de les perdre. Heureuse d’éviter les angoisses de l’enfantement, plus heureuse d’éviter celle des funérailles. La virginité, c’est la liberté sans limites : pas de mari pour maître, pas de soins qui se disputent l’existence. Affranchie des liens du mariage, des convenances du monde, des soins des enfants, elle peut affronter sans crainte la persécution. » St Cyprien.

2) Votre vocation est l’état religieux.

Il faut alors rechercher dans quel état religieux ou quel ordre religieux on est appelé à l’aide de la prière et du conseil. Il faut aussi faire attention si on peut choisir à ne pas aller dans un couvent où la règle et la discipline se sont relâchées. Les trois vœux, qui paraissent des chaînes à ceux qui n’y connaissent rien, vous libéreront. Le vœu d’obéissance vous libérera de votre volonté corrompue par l’esprit d’orgueil, d’ambition et de pouvoir, le vœu de chasteté vous libérera des attraits corrompus de votre chair pour permettre à votre esprit de vous commander vous-même, et le vœu de pauvreté vous libérera des attraits des choses vaines de ce monde. Libres des préoccupations du monde, vous vous tournerez plus facilement vers celles de Dieu dans la contemplation.

« Tant il est vrai qu’une fois dégagés des affaires extérieures et libres de nous ouvrir dans le secret de notre âme à la sagesse divine, une fois étouffé le tumulte des préoccupations terrestres dans la joie des méditations saintes et d’éternelles délices, nous éprouvons la vérité de cette parole que « rien ne sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à perdre son âme » (Mt 16,26). Et il apparaît à l’évidence que tout ce qui nous détourne du bonheur éternel ou ne nous aide point à y parvenir n’est que « vanité et affliction d’esprit » (Qo 2,17). » Pie XII, LETTRE APOSTOLIQUE AU PRÉPOSÉ GÉNÉRAL DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS (6 juillet 1940).

3) Votre vocation est celle du mariage.

Belle vocation, mais périlleuse puisqu’elle implique de bien choisir son conjoint. Quand on a su que notre vocation est le mariage, il faut demander à Dieu le promis de son cœur.

Ce promis doit avoir obligatoirement certaines qualités :

1) être catholique, car les mariages mixtes (l’un des époux n’est pas catholique) sont désastreux aussi bien pour le conjoint catholique que pour les enfants qui ne savent pas qui croire. Si on choisit un époux non catholique, les enfants risquent de perdre la foi.

2) être un bon catholique pieux et prudent, et donc connaître son catéchisme, et s’y exercer. C’est à lui que vous allez confier en partie l’éducation de vos enfants. Il prendra aussi des décisions sur l’école où vos enfants iront, et il vaut mieux connaître à l’avance ses choix en la matière plutôt que d’avoir de mauvaises surprises…

3) être suffisamment un bon éducateur. Il faut qu’il soit capable d’éduquer les enfants un minimum, qu’il s’instruise en la matière. Ceux qui s’improvisent parents sans s’instruire ou sans suffisamment de compétences mettent en danger leurs enfants à venir d’être mal élevés.

Mais pour avoir ce promis de vos rêves, il faut le mériter en faisant de soi-même un bon catholique, prudent, instruit de ses devoir de parent et d’époux, et ayant un travail permettant de faire vivre sa famille si on est un homme.

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