Vrai féminisme en dix questions.

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« De même que toutes les créatures sont soumises et obéissent aux ordres éternels de Dieu qui les concernent, ainsi on peut affirmer d’une certaine manière que son fils unique exaucera toujours et avec bienveillance les prières de la Vierge Mère de Dieu ; spécialement maintenant que cette Bienheureuse Vierge jouit de l’éternelle béatitude dans le ciel et que, couronnée de la couronne triomphale, elle est saluée Reine des anges et des hommes. » Pie XII.

Vrai féminisme en dix questions.

1) Qui est le vrai libérateur de la femme ?
Le Christ premièrement qui l’a rachetée et Marie sa Mère qui pour tous les hommes a accepté et offert l’oeuvre de la Rédemption au Père Éternel.

2) Peut-on parler de « libération » de la femme quand on lui dit qu’elle est égale et donc non soumise à son mari?
Non, car chaque société a besoin d’un chef, y compris la petite société de la famille où chacun a ses devoirs. Pie XII le rappelle : « …toute famille est une société, et toute société bien ordonnée réclame un chef, tout pouvoir de chef vient de Dieu. Donc la famille que vous avez fondée a aussi son chef, un chef que Dieu a investi d’autorité sur celle qui s’est donnée à lui pour être sa compagne » (DISCOURS AUX JEUNES ÉPOUX (10 septembre 1941)) Soumise ne veut pas dire esclave mais compagne. Les enfants sont soumis à leurs parents, et non leurs esclaves. L’Enfant-Jésus Lui-même, le Souverain du monde, Dieu en personne, était soumis à ses parents et l’est encore, ce qui montre que l’obéissance, l’humilité et la soumission n’ont rien de dégradant. Le soldat qui obéit au général n’est pas pour autant dégradé de sa dignité personnelle.

Le Pape explique bien pourquoi ce besoin d’une autorité : « Et puisque dans la famille, comme dans n’importe quelle association de deux ou de plusieurs personnes qui visent à une même fin, il est indispensable d’avoir une autorité qui maintienne efficacement l’union entre les membres, et qui les dirige et les gouverne, vous devez aimer ce lien qui de vos deux volontés en fait une seule, encore que l’un précède sur le chemin de la vie et que l’autre suive ; vous devez aimer ce lien de tout l’amour que vous portez à votre foyer domestique. »

Chiesa San Carlo Borromeo (San Marzano di San Giuseppe) 14.jpg« Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l’Eglise » (Ep 5,22-23). « Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle » (Ep 5,25). « Et vous, pères, n’exaspérez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les avertissant selon le Seigneur » (Ep 6,4). « Que les femmes soient soumises à leurs maris, afin que, s’il en est qui ne croient pas à la parole, ils soient gagnés sans la prédication, par la conduite de leurs femmes, rien qu’en voyant leur vie chaste et pleine de respect… Vous, de votre côté, maris, vivez en commun sagement avec vos femmes, comme à l’égard d’êtres plus faibles, les traitant avec honneur, puisqu’elles sont avec vous héritières de la grâce qui donne la vie » (I Pierre, ni, 1-2 et 7).

Il faut, sous peine de disputes incessantes, que quelqu’un puisse trancher et donc que la femme soit soumise à son mari. Sachant que 45% des « unions » en France terminent par un divorce, malgré les enfants déchirés entre leurs parents séparés…

Perte de repères, pris entre deux feux, les enfants souffrent terriblement du divorce. Il n’est pas bon d’être, parce qu’on existe, entre l’arbre et l’écorce. Si on ne peut pas agir autrement, on peut faire une séparation de corps tant que le problème persiste, mais il est impossible de se remarier. Ces cas de séparation doivent être graves et sont déterminés par l’Eglise. Les disputes incessantes et pénibles en font partie. La séparation doit la plupart du temps cesser dès que le problème est réglé.

3) La femme est-elle égale à l’homme ou à son mari?
Oui, la femme est égale à l’homme ou à son mari, et elle n’est en aucun cas inférieure à l’homme. Le président, malgré le fait qu’on lui obéisse après l’avoir choisi, n’est qu’un homme comme un autre. Ainsi, malgré qu’une femme obéisse au mari qu’elle a par ailleurs choisi elle-même, elle lui est égale en dignité, ayant la même destinée éternelle. Dieu devait choisir un chef de famille, et c’est l’homme qu’il a choisi. C’est donc à Dieu, et non à l’homme, qu’on obéit, quand on obéit au chef (ou à la chef) d’Etat ou au chef de famille : il n’y a donc rien de dégradant d’obéir et par ailleurs, on a choisi son chef soi-même. Par ailleurs, si le mari commande quelque chose de mal, personne n’a à lui obéir car il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, y compris si un Ange, un Pape ou un Apôtre même ordonnaient de mal agir.

Le contrat matrimonial, fondement de la société de la famille, est rappelé par Pie XII : « Chers nouveaux mariés, vous échangiez, il y a quelques jours, sous le regard de Dieu et en présence du prêtre, vos solennels et libres engagements ; devenus vous-mêmes les ministres du grand sacrement que vous receviez, vous vous engagiez à une indissoluble communauté de vie. Vous avez senti alors au fond de votre cœur que vous étiez et que vous agissiez dans des conditions de parfaite égalité ; le contrat matrimonial était conclu par vous en pleine indépendance, comme entre personnes jouissant de droits strictement égaux ; votre dignité humaine s’y manifestait dans toute la grandeur de sa libre volonté. Mais à ce moment même, vous avez fondé une famille ; or, toute famille est une société, et toute société bien ordonnée réclame un chef. »

« Nombre de voix autour de vous vous la représenteront, cette sujétion, comme quelque chose d’injuste ; elles vous suggéreront une indépendance plus fière, vous répéteront que vous êtes en toutes choses les égales de vos maris et que sous bien des aspects vous leur êtes supérieures. Prenez garde à ces paroles de serpent, de tentations, de mensonges : ne devenez pas d’autres Eve, ne vous détournez pas du seul chemin qui puisse vous conduire, même dès ici-bas, au vrai bonheur. La plus grande indépendance, une indépendance à laquelle vous avez un droit sacré, c’est l’indépendance d’une âme solidement chrétienne en face des exigences du mal. Lorsque le devoir se fait entendre et qu’il jette son cri d’alarme à votre esprit et à votre coeur, quand vous vous trouvez en face d’une demande qui va contre les préceptes de la loi divine, contre vos imprescriptibles devoirs de chrétiennes, d’épouses et de mères, conservez, défendez avec respect, avec calme, avec affection sans doute, mais avec une inébranlable fermeté la sainte et inaliénable indépendance de votre conscience. »

4) La femme doit-elle obéir à tout homme? 
Non, la femme n’obéit comme tout le monde qu’à ses supérieurs hiérarchiques, et cela n’a rien à voir avec une quelconque inégalité des sexes mais seulement aux ordres de Dieu, en vue de la paix et de l’ordre social. Par ailleurs, c’est elle qui a choisi son mari, le mariage forcé étant frappé de nullité, et c’est pour cela qu’au départ, il faut bien choisir sa moitié.

Principales causes du divorce (interdit entre baptisés par l’Eglise)

  • L’infidélité, à l’origine d’un tiers des demandes de divorce ;
  • L’égoïsme du partenaire (c’est-à-dire le manque d’affection, de soutien etc.), à l’origine de 22% des demandes de divorce ;
  • Le mauvais caractère, à l’origine de près de 15% des demandes de divorce ;
  • Les comportements abusifs (jalousie notamment), à l’origine de près de 15% des demandes de divorce ;
  • Les désaccords concernant l’avenir, les objectifs poursuivis (maison, enfants, animal domestique…), à l’origine de près de 15% des demandes de divorce ;
  • L’incompatibilité, à l’origine de plus de 10% des demandes de divorce ;
  • L’argent et le travail (perte d’un emploi, dettes…), à l’origine de plus de 10% des demandes de divorce ;
  • Les beaux-parents, en cause dans un peu plus de 10% des demandes de divorce.

Le nombre de divorces varie d’une année sur l’autre, mais en moyenne ce sont près de 130 000 divorces qui sont prononcés chaque année. Il y a 1,8 mariages pour 1 divorce. Conséquence de cela : plus de 1,6 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des familles recomposées. Et plus de 600 000 personnes cohabitent avec les enfants de leur nouveau conjoint. Près de 8% des familles françaises sont des familles recomposées.

5) La femme peut-elle commander aux hommes?
Oui, il arrive que des femmes commandent à des hommes, à commencer par leurs propres fils, leurs domestiques ou leurs sujets. Et si elle leur commande, elle reste néanmoins leur égal, comme elles sont égales au mari à qui elles sont soumises. Le chef est égal à son employé même si c’est lui qui commande.

On parle beaucoup de « parité ». Il ne s’agit pas du plus important mais, comme le dit le Pape : « Disons tout de suite que pour Nous le problème féminin, dans son ensemble comme sous chacun de ses multiples aspects particuliers, consiste tout entier dans la sauvegarde et la promotion de la dignité que la femme a reçue de Dieu. Aussi n’est-ce pas pour Nous un problème d’ordre purement juridique ou économique, pédagogique ou biologique, politique ou démographique ; c’en est un qui, même en toute sa complexité, gravite tout entier autour de cette question : comment maintenir et renforcer cette dignité de la femme, aujourd’hui surtout, dans les conjonctures où la Providence nous a placés ? » (Voir le DISCOURS AUX DIRIGEANTES FÉMININES DE L’ACTION CATHOLIQUE ITALIENNE (21 octobre 1945))

« En abordant la société et ses institutions pour vérifier quelle est votre place, pour fixer de façon concrète votre rayon d’action, pour revendiquer vos prérogatives, faites valoir avant tout autre titre votre dignité chrétienne. Les autres questions, particulièrement celle dite la « parité des sexes », source de malaise spirituel et même d’amertumes pour les femmes qui n’ont pas la claire vision de leur valeur particulière, demeurent secondaires et ne peuvent se résoudre que sur la base des principes qui viennent d’être exposés. » (RADIOMESSAGE AUX FEMMES ITALIENNES EN PÈLERINAGE A NOTRE-DAME DE LORETTE (14 octobre 1956

Il faut que la femme reste femme comme l’homme reste homme, afin de maintenir l’équilibre de la société domestique. « Mais l’homme et la femme ne peuvent maintenir et perfectionner cette égale dignité qu’en respectant et mettant en pratique les qualités particulières dont la nature les a dotés l’un et l’autre, qualités physiques et spirituelles indestructibles, dont il n’est pas possible de bouleverser l’ordre sans que la nature elle-même ne parvienne toujours à le rétablir. Ces caractères particuliers qui distinguent les deux sexes se révèlent avec tant de clarté aux yeux de tous que seuls une obstination aveugle ou un doctrinarisme non moins funeste qu’utopique pourraient en méconnaître ou en ignorer à peu près la valeur dans l’organisation sociale.

Bien plus : les deux sexes, en vertu de leurs qualités particulières elles-mêmes, sont ordonnés l’un à l’autre, de manière que cette mutuelle coordination exerce son influence dans toutes les manifestations multiples de la vie humaine et sociale. » « L’égalité des droits avec l’homme lui a imposé, avec l’abandon de la maison où elle était reine, la même quantité et durée de travail. On a oublié sa véritable dignité et le fondement normal de tous ses droits, c’est-à-dire le caractère propre de son être féminin et l’intime coordination des deux sexes. On a perdu de vue la fin proposée par le Créateur pour le bien de la société humaine, et surtout de la famille. »

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Kali,
déesse de la mort. On donne la mort à l’âme par le scandale, en particulier les vêtements, les paroles, l’attitude.

La « parité », qui oublie qu’une femme a moins de puissance de travail physique qu’un homme et qu’elle doit de plus s’occuper de sa famille, la prend sans aucun doute pour une déesse indienne aux bras multiples, maniant tout à la fois l’aspirateur, le microonde, le biberon du bébé, la lessive d’une famille de cinq ou plus, le caddie, les œuvres de bienfaisance, en plus des tâches de son travail à l’extérieur.

6) La femme peut-elle dire de son corps que c’est le sien?
Non, car le corps n’appartient qu’en usufruit à l’homme comme à la femme : « Ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint-Esprit…, et que vous ne vous appartenez pas ?… Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1Co 6, 19, 20). Une femme comme un homme ne peuvent pas disposer de leurs corps ou de leurs vies comme ils veulent mais comme Dieu le veut.

7) Qu’est-ce que Dieu ordonne aux hommes et aux femmes?
Le neuvième commandement de Dieu : Tu ne désireras pas la femme (ou l’homme) d’autrui, nous interdit les mauvaises pensées et les mauvais désirs et nous ordonne la parfaite pureté de l’âme et le plus grand respect, même au fond du cœur, pour le sanctuaire de la famille. Le sixième commandement : Tu ne commettras pas d’actes impurs, nous interdit toute impureté, c’est-à-dire les actions, les paroles, les regards, les livres, les images, les spectacles immoraux et nous ordonne d’être « saints dans notre corps », portant le plus grand respect à notre personne et à celle d’autrui, parce qu’elles sont œuvres de Dieu et temples où il habite par sa présence et par sa grâce.

« Parmi les éléments objectifs qui concourent à former une mode impudique, il y a en premier lieu la mauvaise intention de ses artisans. Lorsque ceux-ci se proposent de susciter par leurs modèles, des images et des sensations dénuées de chasteté, ils font preuve, même sans aller à l’extrême, d’une malignité larvée. Ils savent, entre autres, que la hardiesse en cette matière ne peut être poussée au-delà de certaines limites ; mais ils savent également que l’effet cherché se trouve à peu de distance de celles-ci, et qu’un habile mélange d’éléments artistiques et sérieux avec d’autres d’ordre inférieur sont plus aptes à surprendre l’imagination et les sens, tandis qu’ils rendent le modèle acceptable aux personnes qui désirent le même effet, sans toutefois compromettre — du moins, le pensent-elles — leur réputation de personnes honnêtes. Toute épuration de la mode doit donc commencer par celle des intentions aussi bien chez celui qui fait le vêtement que chez celui qui le porte ; chez l’un comme chez l’autre doit être réveillée la conscience de leurs responsabilités à l’égard des conséquences fatales qui peuvent dériver d’un vêtement trop hardi, spécialement lorsqu’il est porté sur la voie publique. » Pie XII, DISCOURS AU CONGRÈS DE L’UNION LATINE DE HAUTE COUTURE(8 novembre 1957.

8) L’impureté est-elle un grand péché ?
C’est un péché très grave et abominable devant Dieu et devant les hommes ; il avilit l’homme à la condition des animaux sans raison, l’entraîne à beaucoup d’autres péchés et de vices, et provoque les plus terribles châtiments en cette vie et en l’autre. Le vice de la luxure consiste à user en fait, ou par désir, ou en pensée voulue et complaisante, des choses que la nature a ordonnées à la conservation de l’espèce humaine, en vue de la jouissance qui s’y trouve attachée, contrairement à l’ordre naturel ou honnête qui règle l’usage de ces choses-là (q. 153, a. 1-3, Somme st Thomas d’Aquin). Le vice de la luxure a autant d’espèces qu’il peut y avoir de désordres distincts dans les choses de la luxure (q. 154). Ces espèces de désordre sont : la simple fornication, qui est directement opposée au bon ordre des choses du mariage en ce qui est de leur fin, savoir le bien et la formation ou l’éducation des enfants à venir ; – ou, chose de toutes la plus grave dans cet ordre-là, le vice contre nature, qui s’oppose directement et totalement à la fin première et essentielle du mariage, savoir la venue même de l’enfant ; – ou l’inceste, et l’adultère, et le stupre, et le rapt, qui portent sur l’abus de personnes proches parentes, ou mariées, ou sous la tutelle de leur père, que l’on trompe ou à qui l’on fait violence ; – enfin, le sacrilège, qui est l’abus de personnes consacrées à Dieu (q. 154, a. 1-2).

9) Le vice de la luxure, en ce qui constitue son fond essentiel, qui se retrouve en chacune de ses espèces, et qui n’est pas autre chose que la jouissance indue des plaisirs attachés aux choses du mariage, est-il un vice capital ?
Oui, la luxure est un vice capital, en raison précisément de ce qu’il y a de particulièrement véhément dans son objet, qui fait que les hommes s’y trouvent extrêmement portés (q. 153, a. 4). Les filles de la luxure sont : l’aveuglement de l’esprit ; la précipitation ; l’inconsidération ; l’inconstance ; l’amour de soi ; la haine de Dieu ; l’attachement à la vie présente ; l’horreur du siècle à venir (q. 153, a. 5). Ces filles de la luxure ont toutes, bien qu’à des degrés divers, ceci de commun, qu’elles impliquent l’absorption de l’esprit par la chair ; et c’est cela même qui fait la gravité spéciale de chacune d’elles, et de la luxure qui en est la mère : savoir que l’homme déchoit de sa royauté pour tomber au-dessous de la brute ou de l’animal sans raison (q. 153, a. 5, 6).

10) Est-ce qu’être le complémentaire de l’homme est dégradant pour une femme?
Non, le fait d’être complémentaire n’est pas dégradant mais permet simplement à chacun de se spécialiser dans différents domaines. La tête est complémentaire du cœur, l’artisan est complémentaire de l’agriculteur, le patron de l’ouvrier, le pouvoir législatif du pouvoir exécutif… Il est cependant évident qu’une femme peut aider son mari dans son travail comme il arrive dans les exploitations agricoles, ou que le mari peut aider sa femme dans les travaux du ménage (comme le nettoyage des carreaux, très physique).

« Croissez et multipliez et peuplez la terre et soumettez-la à votre pouvoir » (Gn 1,28). En vertu de ce destin temporel commun, aucune activité humaine ne se trouve par elle-même interdite à la femme, dont les horizons s’étendent ainsi aux domaines de la science, de la politique, du travail, des arts, du sport ; mais toutefois de façon subordonnée aux fonctions primaires qui lui sont fixées par la nature elle-même. En effet, le Créateur, en tirant admirablement l’harmonie de la multiplicité, a voulu, tout en établissant un destin commun pour tous les hommes, répartir entre les deux sexes des tâches différentes et complémentaires, comme des voies diverses convergent vers un but unique.

Ce sont donc la structure physique et psychique différente de l’homme et de la femme, leurs diverses aptitudes, qualités, inclinations, qui, équilibrées par l’admirable loi de la compensation, intègrent harmonieusement l’oeuvre de l’un et de l’autre. Egalité donc absolue dans les valeurs personnelles et fondamentales, mais fonctions diverses, complémentaires et admirablement équivalentes, desquelles résultent les droits et devoirs différents de l’un et de l’autre. » Pie XII.

« Il n’y a plus ni Juif ni Grec ; il n’y a plus ni esclave ni homme libre ; il n’y a plus ni homme ni femme ; car vous n’êtes tous qu’une personne en Jésus-Christ » (Ga 3,28)

« L’Eglise vivant dans le coeur de l’homme, et l’homme vivant dans le sein de l’Eglise, voilà, Vénérables Frères, l’union la plus profonde et la plus efficace qui se puisse concevoir. Par cette union, l’Eglise élève l’homme à la perfection de son être et de sa vitalité, pour donner à la société humaine des hommes bien formés : des hommes établis intégralement dans la condition inviolable d’images de Dieu ; des hommes fiers de leur dignité personnelle et de leur saine liberté ; des hommes justement jaloux de leur égalité avec leurs semblables en tout ce qui touche le fond le plus intime de leur dignité humaine ; des hommes attachés d’une manière stable à leurs terres et à leurs traditions ; des hommes, en un mot, caractérisés par ces quatre éléments ; voilà ce qui donne à la société humaine son fondement solide et lui procure sécurité, équilibre, égalité, développement normal dans l’espace et dans le temps. Tel est donc aussi le vrai sens et l’influence pratique de la supranationalité de l’Eglise qui, bien loin de ressembler à un empire, s’élève au-dessus de toutes les différences, de tous les espaces et de tous les temps, et bâtit sans discontinuer sur le fondement inébranlable de toute société humaine. Ayons confiance en elle ; si tout chancelle autour d’elle, elle demeure ferme. A elle s’appliquent encore de nos jours les paroles du Seigneur : « Même si la terre est ébranlée avec tous ceux qui l’habitent, moi, j’affermis ses colonnes » (Ps., lxxiv, 4). » ALLOCUTION AUX NOUVEAUX CARDINAUX (20 février 1946) Cette très importante allocution aux nouveaux cardinaux permet au Saint-Père de rappeler que l’Eglise est supranationale, que son influence s’exerce sur l’organisation et le dynamisme de la société humaine, en même temps que dans l’intime de l’homme.

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